Le samouraï qui pleure – Laurent Scalese (David)

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Titre : Le samouraï qui pleure

Auteur : Laurent Scalèse

Editions : Pygmalion

Chronique de : David (C’est Contagieux)

Lien vers la chronique : http://cestcontagieux.com/2016/01/05/le-samourai-qui-pleure-de-laurent-scalese-la-chronique-niponne-ni-mauvaise/

4e de couverture :

Un restaurateur japonais et sa famille sont retrouvés morts à Paris, leurs corps mutilés. Suicides rituels ou meurtres déguisés ? Le lieutenant Sagane penche pour la deuxième solution. Se fiant à son flair, le policier franchit le seuil d’un monde dont il n’imaginait pas même l’existence. Et une évidence s’impose rapidement : la mafia japonaise, toute-puissante, mène la danse. Des crimes de plus en plus monstrueux s’enchaînent alors, empêchant Sagane de reprendre son souffle. Et, dans l’ombre, un grand ordonnateur s’acharne, programmant implacablement la terrifiante orchestration de ces meurtres. D’heure en heure, le mystère s’épaissit. Et la vie du lieutenant ne tient plus qu’à un fil…

Avis de David :

– Mais pourquoi as-tu les yeux qui pleurent ?
– Je viens de manger de la sauce Samouraï. Oulah, ça pique !
– Aie aie aie mon pauvre…

En fait, pauvre non, tant Laurent Scalese nous régale avec son roman épicé. Un bon polar saupoudré de délices orientaux. Raffiné. Mais violent. Surtout au palais. La mise en bouche est relevée. Délicieuse. De longue tenue.

Scalese importe le Japon à Paris et nous plonge dans un monde plein de rites, de traditions et de cultures ancestrales. Cela lui permet de nous développer un imaginaire riche et d’introduire un souffle oriental dans nos rues pavées.

L’enquête est puissante. Laurent Scalese joue la carte de l’action. Ici, nous ne sommes pas dans un « whodunit » à essayer de deviner un coupable qu’on ne découvrirait qu’à la dernière page, mais plutôt à suivre une équipe de flics cherchant à appréhender et contrecarrer un gang de Yakuzas bien cruels et furieux qu’on se plaira à détester.

Avec sa galerie de méchants, Scalese fait fort : ils sont hauts en couleur et fascinants. De vraies bonnes gueules de salopards. Qu’on va adorer détester.
D’ailleurs, tous ses personnages ont des personnalités bien distinctes, attachantes, brillamment construites car composées de plusieurs nuances. Pour un premier roman, il faut signaler la maîtrise.
L’on se plaira à découvrir Sagane, Besançon, Colossus et Dubreuil, un parterre de flics au top.

Comme on est dans un polar, le personnage principal, Élie Sagane, lieutenant de son état, est à la fois fragile et impitoyable, plein de fêlures et hargneux comme un pitbull. Ambigu à souhait et aux réactions surprenantes. Écorché vif.

Wasabi in Paris avez-vous dit ? Aie aie aie !

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